-Nous avons avalé des champignons hallucinogènes. Nous décollerons dans une vingtaine de minutes.
J'observais mes deux voyageuses. L'une en position de prière musulmane admirait, yeux grands ouverts, le monde sous la glace. Lautre couchée sr le dos, paupières closes, explorait sa richesse interieure.
Force était de reconnaitre qu'Aliènor nous dépassait. Je n'avais jamais atteint une telle qualité de trip. J'avais administré aux deux jeunes femmes une dose récréative de psilocybes. Or l'écrivain réagissait comme si elle en avait avalé quatre fois plus : Elle s'était élever à ce que l'on appelle le stade psychédélique. Astrolabe vivait une sublime récréation, Aliénor créait une réalité inconnaissable. [...]
Tu es un baobab, il sert à être sacré pas touche au baobab, il est sacré, on a besoin de sacré, tu sais c'est ce truc auquel on ne comprend rien mais qui aide on sait pas à quoi, ça aide, si ton coeur est opréssé, va t'assoir à l'ombre d'un baobab, prends exemple sur lui, sois grand et inutile, crée un réseau de branches sans autre idée que ta prolifération, aucun arbre d'Afrique n'est aussi immense que celui qui ne sert à rien, voilà tu as compris, le grand est inutile, on a besoin de grandeur parceque c'est absolu, si le baoba rapetisse prodigieusement,il devient un brocoli, le brocoli cosmique dont parlait Salvador Dali, Aliénor, elle, c'est ka version humaine du phénomène, ses dimensions sont à mi-chemin entre le baobab et le brocolis c'est pour ça que ses écrits fascinent.
-Qu'est-ce que tu racontes?
C'était donc moi qui avait parlé, j'entendais une voix, je l'entends toujours[...]
Tu as remarqué qu'il n'y a plus de temps, sous trip, une minute, une heure, un siècle sont synonymes pour de bon[...] On peut faire l'amour en présence d'un baobab, cela ne dérange pas les brocolis géants.[...]
Hélas Astrolabe est constituée de pierre, sans métaphore, il fallait me dire que tu étais une statue, elle se regarde, se touche, que m'est-il arrivé?
( Les mecs jles entube putaiiin. Karim&Hali Rah.)


